Vega Huerta - Posada de Valdeón

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Le vent s’est calmé en fin de soirée et la nuit a été plutôt calme. Aussi, le petit-déjeuner est pris dans la bonne humeur, d’autant que le soleil levant et des troupeaux d’isards nous offrent un spectacle fascinant.

Les sacs de provisions sont définitivement vides, nous avons parfaitement calculé notre coup, il ne nous reste plus qu’une chose à faire : descendre ! En réalité, pas tout à fait, car on commence la journée par notre exercice habituel, grimper un pierrier. Étonnamment, il pleuviotte alors que le soleil brille. On joue à se croire aux portes du Mordor, car des vapeurs incendiaires se dégagent de collines voisines, sur lesquelles on pratique sans doute un genre d’écobuage.

Nous entamons la descente dans la caillasse instable d’abord, puis progressons sur des collines poussiéreuses, et, enfin, dans l’herbe grasse. À mesure que le chemin devient large et facile, nous accélérons le pas, encore et encore. À tel point que nous arrivons en bas plus d’une heure avant l’horaire estimé.

Sans surprise, nous nous offrons une bière et un sandwich, avant de nous changer pour des tenues “civiles” et de reprendre la route. Pour couper le trajet, nous faisons une halte en famille dans les Landes, avant le tronçon final jusqu’à Bordeaux, demain.

La comparaison entre l’Anillo de Picos et le GR20 n’est pas galvaudée, quelle difficulté ! Néanmoins, il restera sans aucun doute parmi mes plus beaux souvenirs de treks.