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Qu’il est dur de sortir du petit lit néanmoins pas très douillet qui nous a accueillis pour la nuit ! Un souffle d’air déjà chaud traverse le dortoir, l’odeur du café chaud est partout. On traîne un peu en déjeunant, tout en essayant de nous faire comprendre de nos camarades de chambrée, qui semblent faire aussi l’Anillo de Picos. Force est de constater que très peu d’Espagnols parlent anglais ici, alors on bricole en langue des signes improvisée.
Une fois que l’on a enfin réussi à s’extraire de ce petit cocon, la vraie chaleur est dans la descente du village et elle ne nous quittera plus jusqu’au coucher du soleil. Nous retrouvons la piste poussiéreuse d’hier, qui nous emmène au pied de pâturages, que nous gravissons par un raidillon.

Rapidement, le premier refuge, de la Terenosa, où l’on prend juste un soda avant de repartir. Cette petite dose d’énergie est nécessaire, vu la montée qui nous attend pour remonter au pied du Picu Uriellu, où se trouve le refuge du même nom. Vers treize heures et sous une chaleur écrasante, nous y sommes. Ce pic gris et ocre qui se dresse six cents mètres au-dessus de nous impose le respect.


