
El Anillo de Picos
20 juin 2026 — 28 juin 2026
Les Picos de Europa, ou Pics d’Europe, font partie de la Cordillère Cantabrique, à cheval entre les provinces des Asturies, de León et de la Cantabrie. Ce massif espagnol, moins célèbre que son homologue frontalier, abrite néanmoins un trek devenu mythique : l’Anneau des Pics. A travers les sommets rocailleux et les vertes collines, nous espérons boucler la totalité du parcours en une semaine… Mais est-ce seulement possible ?
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Alors que l’orage s’est déchaîné une bonne partie de la nuit à quelques kilomètres de notre campement, nous avons étonnamment bien dormi dans la moiteur tiède du sous-bois. Sortir de la tente à six heures, ce n’est pourtant pas facile ; tout est encore trempé d’hier, et il faut bien du courage pour enfiler nos affaires humides et glaciales. J’ai manifestement perdu mon muesli en route et c’est donc Étienne qui me ravitaille en brioche et fond de Maltesers fondus depuis longtemps.
L’état d’esprit est bon ce matin. Nous avons bien dormi et un magnifique lever de soleil embrase la brume permanente qui baigne les pics d’Europe. L’efficacité de notre duo s’est aussi améliorée, en une heure environ, le petit-déjeuner est pris, la tente pliée, les affaires rangées. On ne distingue que deux personnes qui ont pris la route avant nous, c’est notre petite fierté.
Qu’il est dur de sortir du petit lit néanmoins pas très douillet qui nous a accueilli pour la nuit ! Un souffle d’air déjà chaud traverse le dortoir, l’odeur du café chaud est partout. On traîne un peu en déjeunant, tout en essayant de nous faire comprendre de nos camarades de chambrée, qui semblent faire aussi l’Anillo de Picos. Force est de constater que très peu d’Espagnols parlent anglais ici, alors on bricole en langue des signes improvisée.
Nous nous sommes fait littéralement brasser toute la nuit par un vent d’une puissance rare. Au loin, un orage nous a tenus en alerte, les éclairs se rapprochent-ils ? Finalement, à part le bruit effroyable de la toile de tente, tout a tenu, et je n’ai pas perdu de chaussette qui séchait au grand air.
Petit-déjeuner expédié, le souffle d’air qui monte de la vallée est déjà tiède à huit heures. Cette fois, nous essayons de partir vraiment plus tôt, pour éviter la chaleur de l’après-midi.
Alors que le mercure va tutoyer les quarante degrés à Bordeaux dans les jours à venir, quoi de mieux que de s’enfuir de cette marmite bouillonnante pour se rendre en Cantabrie, où l’air marin, mêlé à celui de la montagne, crée un microclimat bien plus doux.
Vers neuf heures, nous embarquons avec mon ami Étienne pour un périple d’environ sept heures de voiture, à travers les Landes, le pays Basque, puis la côte espagnole. Lorsque l’on quitte la France, la voiture annonce déjà trente-quatre degrés. Pourtant, dans les méandres de l’autoroute espagnole qui serpente le long de la côte industrielle, on descend jusqu’à vingt-deux.







