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The cyclist diary

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Collado Jermoso - Sotres

El Anillo de Picos

Collado Jermoso - Sotres | 2026-06-22

Nous nous sommes fait littéralement brasser toute la nuit par un vent d’une puissance rare. Au loin, un orage nous a tenus en alerte, les éclairs se rapprochent-ils ? Finalement, à part le bruit effroyable de la toile de tente, tout a tenu, et je n’ai pas perdu de chaussette qui séchait au grand air.

Petit-déjeuner expédié, le souffle d’air qui monte de la vallée est déjà tiède à huit heures. Cette fois, nous essayons de partir vraiment plus tôt, pour éviter la chaleur de l’après-midi.

Posada de Valdeòn - Collado Jermoso

El Anillo de Picos

Posada de Valdeòn - Collado Jermoso | 2026-06-21

Difficile de se lever ce matin, après une si longue journée de conduite et un dîner bien arrosé. Pourtant, dès huit heures, nous garons la voiture dans un coin tranquille du village avant de nous mettre en route.

Le chemin, plat pendant les premiers kilomètres, nous permet de tranquillement dégourdir nos jambes. C’est tant mieux car peu après le village de Cordiñanes, la montée commence et elle est abrupte. Très rapidement, on se retrouve confrontés à des chaînes à flanc de falaise qui nous permettent de progresser plus sereinement sur la pierre blanche.

Bordeaux - Posada de Valdeón

El Anillo de Picos

Bordeaux - Posada de Valdeón | 2026-06-20

Alors que le mercure va tutoyer les quarante degrés à Bordeaux dans les jours à venir, quoi de mieux que de s’enfuir de cette marmite bouillonnante pour se rendre en Cantabrie, où l’air marin, mêlé à celui de la montagne, crée un microclimat bien plus doux.

Vers neuf heures, nous embarquons avec mon ami Étienne pour un périple d’environ sept heures de voiture, à travers les Landes, le pays Basque, puis la côte espagnole. Lorsque l’on quitte la France, la voiture annonce déjà trente-quatre degrés. Pourtant, dans les méandres de l’autoroute espagnole qui serpente le long de la côte industrielle, on descend jusqu’à vingt-deux.

De Saint-Jean-du-Gard à Alès

Dans les pas de Stevenson

De Saint-Jean-du-Gard à Alès | 2026-05-05

Un rapide coup d’œil derrière l’épais rideau bleu de ma chambre d’hôtel donne le ton de la journée : je marche ! Un beau rectangle de ciel azur se découpe au-delà des hauts pans de murs ocre de l’hôtel, et tout à coup ma déprime d’hier me semble ridicule. Je m’étonne encore aujourd’hui de l’effet que produit le soleil sur un randonneur.

Le sempiternel “gruau” est préparé et avalé en quelques minutes. La pièce est emplie de l’humidité dégagée par mes affaires trempées d’hier. J’aère, je range, j’ai hâte de partir. Le patron de l’hôtel me voit arriver en souriant : “alors, vous y allez ?”, je suis ravi de pouvoir lui dire oui. Moi ? Abandonner ? Mais quelle drôle d’idée m’est passée par la tête.

De Saint-Germain-de-Calberte à Saint-Jean-du-Gard

Dans les pas de Stevenson

De Saint-Germain-de-Calberte à Saint-Jean-du-Gard | 2026-05-04

Malgré les excès, la nuit a été bonne. Pour une fois, les prévisions météorologiques se sont avérées correctes et dès notre réveil, il pleut. Cette pluie me suivra toute la journée, parfois légère, parfois lourde et dense.

Nous prenons un petit-déjeuner copieux, tout le monde est de bonne humeur, malgré la journée qui nous attend. À peine les au revoir de rigueur dispensés, on met les ponchos, capes et autres pantalons de pluie, prêts à affronter le dehors.