
The cyclist diary
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Le début de la journée m’inquiète un peu. Il fait extrêmement froid ce matin, et je commence par une très longue traversée de Grenoble, dans des quartiers pas franchement sympas, sur une piste cyclable souvent interrompue.
Après quelques kilomètres, la piste disparaît complètement et je me retrouve sur une route trop passante à mon goût, avant de bifurquer, par bonheur, vers un petit axe secondaire à travers la campagne. Le ciel est très couvert et le froid si vif que je ne prends pas la peine de m’arrêter ou de faire des photos. Il faut attendre la fin d’une première longue montée pour que j’apprécie un beau morceau de lac qui attire mon attention.
La traversée de la vallée du Rhône me paraissait peu plaisante. Malheureusement, le tenancier de l’hôtel confirme mes craintes : les routes sont passantes et monotones.
Dans ce cas de figure, pas d’autre choix que de pousser le volume de la musique, prendre son mal en patience et écraser les pédales pour sortir le plus vite possible du bourbier. Pendant cinquante kilomètres, c’est effectivement assez pénible, malgré une traversée de Pont-Saint-Esprit engageante. Je me fais la réflexion qu’il s’agit de la première fois que je passe le Rhône à vélo. Allez, c’est un petit accomplissement qui compense un tant soit peu cette matinée par ailleurs décevante.
Deux mots. Il aura suffi de deux mots et d’une proposition à l’emporte-pièce, formulée par un papy du coin, rencontré quelques poignées de secondes sur le bord de la route : « et pourquoi tu ne fais pas le Mont Aigoual ? »
Voilà une idée excellente qui me prendra une soirée de replanification afin de produire un tracé correct. C’est donc décidé, ce matin, je me mets en route pour l’Aigoual, par la route du Causse Noir, réputée très belle.






