
The cyclist diary
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Alors que l’orage s’est déchaîné une bonne partie de la nuit à quelques kilomètres de notre campement, nous avons étonnamment bien dormi dans la moiteur tiède du sous-bois. Sortir de la tente à six heures, ce n’est pourtant pas facile ; tout est encore trempé d’hier, et il faut bien du courage pour enfiler nos affaires humides et glaciales. J’ai manifestement perdu mon muesli en route et c’est donc Étienne qui me ravitaille en brioche et fond de Maltesers fondus depuis longtemps.
L’état d’esprit est bon ce matin. Nous avons bien dormi et un magnifique lever de soleil embrase la brume permanente qui baigne les pics d’Europe. L’efficacité de notre duo s’est aussi améliorée, en une heure environ, le petit-déjeuner est pris, la tente pliée, les affaires rangées. On ne distingue que deux personnes qui ont pris la route avant nous, c’est notre petite fierté.
Qu’il est dur de sortir du petit lit néanmoins pas très douillet qui nous a accueilli pour la nuit ! Un souffle d’air déjà chaud traverse le dortoir, l’odeur du café chaud est partout. On traîne un peu en déjeunant, tout en essayant de nous faire comprendre de nos camarades de chambrée, qui semblent faire aussi l’Anillo de Picos. Force est de constater que très peu d’Espagnols parlent anglais ici, alors on bricole en langue des signes improvisée.




