
NorthCape4000
19 juillet 2023 — 8 août 2023
2023 sera l’année de la NorthCape4000. Une aventure qui m’envoie sillonner les routes d’Italie, de Suisse, de France, de Belgique, d’Allemagne, du Danemark, de Suède et évidemment de Norvège, point final de ce parcours hors-norme de 4 000 km.
Mon objectif ? 280 km par jour en moyenne, pour une fin de voyage prévue le 8 août au plus tard.
Distance
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Durée
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J’ai toujours tendance à croire qu’un voyage à vélo se termine le jour où j’arrête de pédaler, de courir après un chrono. C’est pourtant une fausse impression car le transfert vers Bordeaux est, à lui seul, une petite aventure en soi.
Le petit-déjeuner de ce matin se prend en terrasse, au restaurant de l’hôtel. Eduard est parti très tôt pour attraper son vol. Nous profitons donc avec Sébastien du soleil inattendu et du buffet à volonté.
Aujourd’hui nous traversons les stations de ski suédoises, ce qui promet un beau dénivelé.
Vers midi la pluie s’invite de nouveau et le reste de la journée n’est malheureusement que souffrance. Nous avançons au moral, en guettant les stations-service pour nous ravitailler, nous réchauffer et nous sécher.
À 210 km, nous réalisons qu’il va être très compliqué de faire des courses et d’arriver à l’heure au camping. Nous nous lançons alors dans un sprint effréné de 70 km avec Sébastien. Nous l’avalons en 2h et arrivons juste à temps pour acheter la désormais traditionnelle salade de pommes de terre.
Le départ à 5h est glacial, je suis couvert au maximum et pourtant je meurs de froid. Au bout d’une heure la pluie s’invite à la fête et notre plus dure journée jusqu’à présent commence.
Pendant plus de quatre heures, pas un mot échangé. Nous ravalons notre douleur et livrons chacun de notre côté une véritable bataille mentale pour tenir.
L’étape du jour est bien courte, seulement 150 km. Nous faisons une longue grasse matinée et un petit-déjeuner copieux. En fait, nous prenons notre temps, pour ne pas arriver trop vite à l’embarcadère.
Une fois partis, tout va très vite. La route défile, le vent nous pousse. Seule une pluie longue et intense vient gâcher cette journée par ailleurs bien tranquille.
Ce matin deux crevaisons nous retardent de presque une heure, après un départ déjà tardif. Pierre doit rejoindre un vélociste pour réparer durablement son pneu tandis que je continue la route avec Sébastien.
Rapidement, nous rejoignons la frontière du Danemark. Quelle excitation ! C’est le premier pays du voyage que je n’ai jamais visité. Les paysages ont bien changé, les champs plats laissant place à d’immenses pins qui donnent l’impression d’être déjà passé de “l’autre côté”.









