De Florac à Saint-Germain-de-Calberte

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J’ai l’impression de n’être qu’une ombre dans ce gîte, n’ayant pris ni dîner, ni petit-déjeuner, je dois me faufiler parmi les convives jusque dans la salle commune pour aller grignoter mes victuailles. Un bon sommeil m’a mis en forme pour cette longue journée. Départ à 8h30.

Je pensais m’arrêter aujourd’hui à Cassagnas. Bien m’en a pris de réserver un gîte au village suivant, car cette première matinée de randonnée est assez fade. On suit souvent la route, dans des sous-bois à la vue bouchée. Tout juste entends-je le vrombissement lointain des bolides de rallye lancés à pleine vitesse dans les raidillons cévenols.

Quelques vues sur des gorges ou des champs de fleurs viennent égayer ce chemin morne. À l’ancienne gare de Cassagnas, transformée en accueil randonneurs, on me vend une salade de pâtes. Elle est aussi insipide que le sandwich du jour deux, mais tout le monde est très gentil, alors ça compense.

L’air est froid et les nuages bas et noirs. Je me demande, et je ne suis pas le seul, quand ça va craquer. Une longue montée dans les bois s’ensuit et emmène les petits paquets de randonneurs que je croise vers un sommet quelconque, parsemé de menhirs et autres étrangetés archéologiques. Un coin sans arbres est l’occasion d’une vue dégagée, magnifique, sur la vallée.

Lorsque l’on redescend enfin, c’est pour mieux serpenter dans cette forêt qui n’en finit pas. Au détour d’un virage, un cheval, puis un centre équestre, enfin un village, Saint-Germain-de-Calberte.

Au gîte, l’ambiance est excellente, je ne retrouve que des personnes déjà croisées les jours précédents. Repas copieux, vin local, rires généreux. Je suis chargé à bloc pour l’étape de demain, la dernière officielle selon le journal de Stevenson, que nous passerons malheureusement sous la pluie…