
A l'ouest des Mascareignes
6 juillet 2025 — 16 juillet 2025
Avec mon ami William, nous souhaitions vivre une aventure mémorable à l’occasion de notre trentième anniversaire. Après de brèves tergiversations, notre choix s’est porté sur le mythique GR-R2, aussi connu sous le nom de la non moins célèbre course qui l’emprunte : la diagonale des fous. Atterrissage prévu le 6 juillet à La Réunion, à l’ouest des Mascareignes…
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La nuit a été étonnamment bonne près de notre petit kiosque. À tel point que la tente a séché, à l’inverse de nos vêtements trempés par la pluie d’hier. Nous sommes de bonne humeur, il ne nous reste que quelques kilomètres à descendre avant la fin de ce GR. Un petit déjeuner plus tard et nous voilà déjà sur la route, discutant avec entrain. Une petite heure et demie plus tard et nous retrouvons déjà la mer, sur la côte sud cette fois.
La matinée est bien fraîche et même à l’abri de notre gîte, nous ressentons le froid des “hauts”. Il fait néanmoins un temps radieux, notre linge est propre et sec, nous sommes pleins d’énergie pour reprendre la route. La traversée du village me frappe, j’ai l’impression d’être dans l’Aubrac. Petites maisonnettes, odeur de feu de bois, pâturages givrés.
Finalement, la chance n’aura pas été de notre côté. Ce matin au réveil, nous sommes accueillis par des nuages, de la pluie, du vent, ceux-là mêmes qui avaient ballotté notre pauvre petite tente toute la nuit durant. Point de lever de soleil donc, déception pour les innombrables marcheurs qui étaient venus l’admirer.
La nuit passée dans notre point de bivouac s’est révélée très agréable et nous nous réveillons en bonne forme avec William. Nous déjeunons avec nos amis et prenons le temps de faire du café. Il s’agit en effet aujourd’hui de ne pas finir l’étape trop tôt. Nous avons pour projet de gravir le Piton des Neiges et y arriver tôt signifierait subir un froid intense pendant trop longtemps.
La nuit est plutôt bonne près de la rivière, malheureusement je me réveille vers 4h sans pouvoir me rendormir ensuite. Nous petit-déjeunons tous les trois avant de prendre la route du “rempart” délimitant le cirque de Mafate. L’étape d' aujourd’hui consiste à en sortir pour rejoindre la ville de Cilaos.
Notre journée commence avec un petit plaisir : des bananes locales offertes par la tenancière du camping où nous dormons, qui nous les offre en accompagnement de notre sempiternel avoine au lait. La descente vers les gorges est comme toujours brutale, de grandes marches de pierre qu’il faut enjamber ; puis recommencer en sens inverse de l’autre côté.
Vers 2h du matin, une pluie d’abord légère puis intense, nous réveille. Nous espérions nous lever à 6h, mais devant tant d’eau, nous repoussons jusqu’à 7h. Le calcul s’avère peu judicieux ; il pleut toujours autant. Nous retrouvons des randonneurs rencontrés la veille dans la salle commune. Tout le monde attend que le brouillard se dissipe pour monter à la Roche Écrite voir le panorama. Nous manquons de patience, faisons 30 minutes de marche sous la pluie, trempons nos chaussures, puis faisons demi-tour : on ne verra rien.









